Chutes et glissades....

Glissades et chutes, c'est selon....

Pas besoin de se rendre à la montagne pour faire une chute de ski, d'escalade ou de varape... Il suffit de se rendre à Cayeux-sur-mer !

Certes, on va nous répondre qu'il est interdit de marcher sur les épis... Mais interdire ne résoud pas le problème.

Si les personnes utilisent les épis en béton comme des chemins, il y a une raison : la plage est impraticable. La hauteur des galets forme une surélévation entre 1 ou 2 mètres, voire plus à certains endroits.

On ne peut ni descendre, ni monter normalement, sauf à se contorsionner en se tordant les chevilles. Chercher son équilibre en essayant d'aller se baigner puis revenir en escaladant la montagne de galets devant soi. Beaucoup y vont en se donnant la main... Premiers de cordée, au secours !

Donc, on ne s'étonnera pas que les gens, apercevant les épis en béton, choisissent de les emprunter.

Il ne faudra pas s'étonner non plus d'apercevoir de nombreux baigneurs au nord, hors de la zone de baignade non surveillée. Ce fut le cas ce matin, avec des sauveteurs désoeuvrés face à leur zone de baignade surveillée.... vide.

Au nord, la descente est beaucoup moins haute, plus souple.

Va-t-il falloir déplacer notre plage ? Notre chemin de planches et nos cabines, plus au nord ?

Ce serait une bonne solution... mais où avais-je la tête ? On ne peut pas, il y a les choux marins...

Quand aux descentes en caoutchouc, étroites, pleines de sable et de toute façon "à pic"... elles ne servent à rien. Elles sont peut-être encore plus glissantes.

L'épi double du centre a été balayé, et dégagé de ses galets et de son sable. Sans doute par la SNSM. C'est ce que tout le monde demande : entretenir la plage tous les matins et balayer les épis. Tous les épis. De même qu'à la montagne on damme la neige toutes les nuits. On pourrait ainsi les utiliser.

Donc, ce matin, au niveau des Terrasses de la Plage... Boum !

Le monsieur n'était même pas sur l'épi, il est tombé en haut. Une dame a poussé un sprint pour demander du secours à la SNSM. Un sauveteur.... Un deuxième avec sac à dos arrrive sur le fait.

On prend la tension à la victime. Forcément, une chute, ça perdure toujours.

Pin-pon ! Pin-Pon ! Voilà les pompiers.

Puis arrive un médecin en retraite, qui possède une cabine.

Finalement, le monsieur, remis de ses émotions, est emmené sur un brancard. Toute la jambe gauche coincée dans une attelle gonflable.

Ambulance...

Nous avons fait une photo discrète...

 

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Maintenant nous savons à quoi servent nos sauveteurs en mer : soigner les entorses, foulures et fractures terrestres.

A qui le tour ?

Eulalie Steens