A l'entrée principale de la plage, tout le monde a remarqué que le panneau, proscrivant les vélos sur les planches, collé sur le plot en béton, a disparu.

Certes, il s'est peut-être décollé de lui-même.

Mais, comme le béton est abîmé sur le côté, on peut se demander s'il n'y a pas eu un acte de vandalisme de la part d'un intégriste vélocipédique.

A côté, le pochoir sur les planches perd son éclat de peinture, hélas.

 

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En ce moment de vive polémique concernant l'éventuel projet municipal d'interdire la présence des chiens dans les cabines et sur le chemin de planches (presque 200 personnes à l'heure actuelle ont signé ma pétition contre ce projet), la colère et l'indignation montent bien vigoureusement contre les vélos qui roulent à vive allure sur le chemin de planches et sur les trottoirs de notre station balnéaire.

Les personnes dans les cabines ne cessent de rappeler à l'ordre les cyclistes, lesquels répondent odieusement, voire profèrent souvent des insultes.

D'une certaine façon, le problème est le même.

- D'un côté, des maîtres sans-gêne qui ne ramassent pas la crotte de leur chien et que l'on ne verbalise pas. Conclusion de la mairie : interdisons les chiens sur les planches.

Ce qui pénalise la majorité des maîtres propres qui ont toujours de petits sacs pour ramasser la crotte en question et qui, eux sont propres. (Une dame, avec deux chiens, et ses petits sacs dans sa poche, nous a même sorti, en plus, le petit pot en porcelaine destiné à recueillir ses mégots de cigarettes). Qui ne résolvera pas le problème puisqu'il y aura toujours des crottes en ville ou sur les pelouses à l'arrière des cabines. Et qui cible mal la problématique puisque les "habitants des cabines" sont peu coupables de ce fait, jouissant paisiblement de leur cabine avec leur chien. (Une amie, possédant un chien, a même dû, un matin, ramasser elle-même une énorme crotte devant sa cabine, laissée par un promeneur indélicat...)

- De l'autre, des cyclistes qui ont la flemme de descendre de leur vélo et roulent à grande vitesse non seulement sur les planches mais aussi les trottoirs (notamment du côté du kiosque vers le boulevard du Général Sizaire... et les planches, en passant allégrement devant les restaurants et l'Office de Tourisme) et que l'on ne verbalise jamais non plus. Ce qui, finalement, est une très mauvaise image de marque des cyclistes qui eux, observent le Code de la Route, descendent de leur vélo et le tiennent à la main quand ils sont sur le trottoir ou les planches. Conclusion de la mairie : fermons les yeux.

Pourtant le Code de la Route, qui n'est pas un listing d'interdits mais un Code de bonne conduite,  est clair.

En voici le résumé (scan en noir et blanc, ayant un problème technique avec l'appareil, consultez l'original sur www.securite-routiere.gouv.fr ) :

 

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Le Code de la Route s'applique aux cyclistes comme aux autres usagers.

"Ne circulez pas sur les trottoirs. Seuls les enfants à vélo de moins de 8 ans y sont autorisés". Dans tous les cas, rappelons que les piétons sont prioritaires.

Il est donc évident, pour la sécurité de tous, que les cyclistes indélicats et sans-gêne soient verbalisés lorsqu'ils roulent sur les trottoirs de Cayeux ou le chemin de planches, lequel est bien un trottoir en bois. Il n'y a donc pas lieu d'interdire les vélos sur les planches mais tout simplement d'appliquer le Code la Route existant.

Parce que ne l'oublions pas : s'il est vrai qu'une crotte de chien n'a jamais provoqué de mort (il paraît même que marcher dedans porte bonheur....), c'est un moindre mal par rapport à des vélos qui renversent, blessent ou tuent des piétons : on en voit tous les jours en France.

Toucher au porte-monnaie des gens sales et des cyclistes dangereux est la seule méthode pour que les autres, les gens propres et paisibles continuent de vivre en paix en bord de mer.

Eulalie Steens